{"id":726,"date":"2017-11-16T07:36:47","date_gmt":"2017-11-16T07:36:47","guid":{"rendered":"https:\/\/flow.bg\/?p=726"},"modified":"2021-09-12T00:27:44","modified_gmt":"2021-09-11T22:27:44","slug":"istoriite-koito-me-nauchiha-da-jiveya","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/flow.bg\/fr\/istoriite-koito-me-nauchiha-da-jiveya\/","title":{"rendered":"Les histoires qui m'ont appris \u00e0 vivre"},"content":{"rendered":"
Dans une petite ville japonaise de l'\u00eele d'Okinawa, une jeune femme \u00e9tait en train de mourir. Personne n'a compris la cause de sa maladie pour pouvoir l'aider. Les gens la connaissaient bien parce qu'elle \u00e9tait la femme du maire. Certains des meilleurs m\u00e9decins et gu\u00e9risseurs ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s pour son traitement, mais la vie la quittait chaque jour qui passait.<\/p>\n
Et un jour, elle ne s'est pas lev\u00e9e du lit. Puis elle a r\u00e9alis\u00e9 que la vie s'\u00e9ternisait. Elle sentait que l'\u00e2me se s\u00e9parait lentement du corps et se dirigeait vers le haut. La femme \u00e9tait pleine de piti\u00e9. C'\u00e9tait t\u00f4t le matin, l'heure \u00e0 laquelle elle se levait habituellement pour commencer sa journ\u00e9e - pleine de bruit et d'inqui\u00e9tude pour les autres. Dans les derniers jours, elle a v\u00e9cu avec ses souvenirs de sa jeunesse, de son mariage, de la naissance de ses enfants, de leur enfance. Elle se souvenait de son travail, des gens qu'elle avait rencontr\u00e9s au fil du temps. Elle se sentait d\u00e9sol\u00e9e pour une chose, souriait pour une autre, afflig\u00e9e pour une troisi\u00e8me. Mais surtout, elle pleurait d'avoir \u00e9t\u00e9 si injustement punie par le destin.<\/p>\n
Et soudain elle sentit que son corps devenait l\u00e9ger, l\u00e9ger...<\/p>\n
\u00c0 ce moment, absorb\u00e9e par le nouveau sentiment jusque-l\u00e0 inconnu, quelque part \u00e0 l'int\u00e9rieur, elle entendit, ou plut\u00f4t ressentit, une voix forte mais tr\u00e8s agr\u00e9able qui lui "demanda" de mani\u00e8re inattendue\u00a0:<\/p>\n
- Qui es-tu?<\/p>\n
"Je suis Megumi, la femme du maire," r\u00e9pondit-elle rapidement et un peu machinalement.<\/p>\n
- Je ne demande pas quel est votre nom et qui est votre mari. dis moi qui tu es<\/p>\n
- Je suis m\u00e8re de trois enfants.<\/p>\n
- Je te demande : "Qui es-tu" ?<\/p>\n
"Je suis institutrice," continua la femme avec h\u00e9sitation.<\/p>\n
- Est-ce que je te demande combien d'enfants tu as et o\u00f9 tu travailles ?<\/p>\n
La femme \u00e9tait compl\u00e8tement confuse. Mais la question r\u00e9sonna \u00e0 nouveau. Il n'y avait ni h\u00e2te ni m\u00e9contentement en lui. Mais il y avait beaucoup d'amour, il y avait tout le temps dont elle avait besoin. Elle le sentait, mais ne savait pas quoi r\u00e9pondre. Elle n'arr\u00eatait pas de donner de nouvelles et de nouvelles r\u00e9ponses, mais elle entendait la m\u00eame question : " Qui es-tu ? " Il lui sembla qu'une \u00e9ternit\u00e9 s'\u00e9tait \u00e9coul\u00e9e. Elle n'avait plus de r\u00e9ponses. Elle garda docilement le silence et attendit son sort. La voix \u00e9tait silencieuse. Et dans ce silence immobile, elle dit soudain, presque \u00e0 voix basse :<\/p>\n
\u2013 Je suis celui qui se r\u00e9veille tous les jours, aimer, aider sa famille et enseigner aux enfants \u00e0 l'\u00e9cole<\/strong>.<\/p>\n Et \u00e0 ce moment-l\u00e0, son corps trembla et elle sentit une couverture chaude s'enrouler autour de son corps gel\u00e9, son c\u0153ur battant si fort qu'elle pouvait \u00e0 peine entendre le chant des oiseaux \u00e0 l'ext\u00e9rieur. Ignorant sa faiblesse, elle rejeta la couverture, sortit du lit, se dirigea vers la fen\u00eatre, repoussa le rideau et le visage, et fut illumin\u00e9e par le soleil \u00e9clatant du matin.<\/p>\n